Le GR20 de Pauline en 2019

Aujourd’hui, on vous propose de découvrir le récit de l’aventure de Pauline sur le GR20. Pauline est bientôt trentenaire, la force de l’âge allez vous me dire !! Originaire du Gard, elle vit maintenant dans l’Ain, non loin des montagnes du Jura ! Parfait pour s’entraîner et garder la condition toute l’année avant de se lancer sur le GR20 ! Découvrez le récit de son aventure

gr20 juin2019 1

Quand as tu fait le GR20 ?

Fin juin 2019. il n’y a pas si longtemps! On a choisi de faire le GR20 en juin car j’avais lu pas mal d’articles disant que c’était la meilleure période au niveau de la météo – c’est là où on avait le plus de chance de passer entre les gouttes. Et le choix fut le bon! Il a plus une seule nuit, une heure ou deux, du côté du refuge de l’Onda. Le reste ne fut que soleil et quelques nuages parfois. Une chance folle!

Tu étais seule ?

Nous avons fait le GR20 avec mon mari. On a vraiment découvert la randonnée lors de notre voyage de noces en Janvier 2018 du côté de la Nouvelle-Zélande. Après ce superbe voyage, on avait décidé qu’on tenterait l’aventure GR20, mais on ne pensait pas à le faire aussi tôt après !

Tel BRIGITTE 2019 yes

Est ce que tu as fait une préparation spécifique ?

Disons qu’on a toujours fait beaucoup de sport tous les deux. Lui du squash en plus de la randonnée, moi du badminton et du vélo. Mais pas de préparation spécifique avant le GR20. On a fait quelques randonnées les weekends précédents notre départ, pas plus de 2-3 randonnées sur quelques heures seulement.

Avion, bateau, taxi pour aller au départ du GR20 ?

On habite à côté de Genève, on a donc pris l’avion, avec une Escale à Nice et un atterrissage à Calvi. On a rejoint Calenzana, départ par le Nord donc, en taxi. En cours de route, on a appris que le stop marchait super bien – c’est donc ce que l’on a fait à notre arrivée sur Conca. Et c’était le top. Pour ceux qui hésitent, et n’ont pas forcément l’habitude de faire du pouce, vous pouvez y aller les yeux fermés Ceux qui nous ont pris en voiture ont été d’une gentillesse folle!

La montée la plus raide sur le GR20 ?

Indiscutablement celle vers la pointe des éboulis pour nous. Surtout les derniers 200 mètres qui sont d’une raideur à vous couper les jambes. Mais quelle récompense à la fin. Une vue imprenable des deux cotés des versants.

DSC00061

La descente la plus interminable ?

Après une nuit blanche passée du côté du refuge Ortu-di-u-piobbu, je n’étais pas vraiment dans mon assiette au début de la seconde étape. Le passage par les crêtes ne m’a pas mis à l’aise et la descente qui conclue l’étape, pour arriver au refuge de Caruzzo, m’a semblé interminable (les descentes ne sont vraiment pas mon fort). Beaucoup de roches et disons que je n’étais pas aussi vigilante qu’à l’accoutumée. Dur, dur…

Ton meilleur souvenir ?

Il y tellement de superbes histoires humaines, des paysages à couper le souffle. Vraiment difficile d’en choisir un seul.

DSC00064

Il y a les silences aux premières lueurs du jours alors que nous sommes seuls sur la route à contempler les paysages… Je pense à nos baignades dans les vasques qui jalonnent la descente du col de Vergio, à la sensation de bonheur qu’on éprouvait à chaque fois qu’on se retrouvait en haut d’un sommet, à toutes les Pietra bues pour nous récompenser de l’étape du jour, à la fois où on a perdu notre sac de couchage en cours de route – il fallait bien que quelqu’un le fasse, on l’a fait – et où le responsable de la chambre d’hôtes dans laquelle on dormait ce soir là du côté de Vizzavona, nous a prêté un duvet pour le restant du séjour.

La vue la plus époustouflante ?

Aux abord de la bergerie de Vaccaghja, on s’est arrêtés quelques instants avant de terminer le dernier kilomètre qui nous séparait du refuge de Manganu. C’était pour nous un panorama à couper le souffle sur le Pianu di Camputile. Tout est verdoyant, et nous sommes seuls au monde.

DSC00226

Un moment dont tu aurais bien aimé te passer ?

Celui où j’ai cassé mon bâton ! Heureusement, il nous restait alors 4 étapes pour conclure le GR20 et puisque nous terminions par le sud, les étapes était certes plus longues, mais nécessitait moins l’utilisation de bâtons par rapport au Nord.

Combien de douche tu as pris en tout et pour tout ?

Il faisait beau et chaud donc on a vraiment pas eu de problème pour prendre une douche. On la prenait tous les soirs en à l’arrivée de chaque étape – on a fait le GR20 en 14 jours. Disons qu’il y a des refuges où l’hygiène laisse vraiment à désirer mais on passe facilement outre.

DSC00128

Quelle émotion quand tu as vu le panneau « vous êtes arrivés » ?

J’étais folle de joie! Au départ, j’étais persuadée ne jamais pouvoir finir le GR20 à cause d’un genou gauche défectueux qui me fait souvent mal lors de grosses randonnées et surtout de grosses descentes. Mais je n’ai RIEN eu de tout cela pendant tout le GR20 (après le GR, c’était une autre histoire, mes rotules ne m’ont pas laissée tranquille tout le mois).

DSC00315

On a d’ailleurs pas vu le fameux panneau à la faute d’orthographe avant d’arriver au refuge. Nous avons du remonter pour aller faire la photo! On était vraiment sur un petit nuage, et réalisions pas du tout l’exploit qu’on venait d’accomplir.

Il y a des rencontres qui marquent sur le GR20, racontes-nous…

Je parlerai de 2 rencontres. La première, dès le premier refuge. Paul, Pierre, Bertrand et Anissa tout droit venus du Cantal et avec qui ont a partagé les après étapes et les Pietra! Mais surtout, comme on les a appelé pendant le GR, notre maman GR, Brigitte, accompagnés de son mari Marcel et de Tonton Gérard. On a partagé beaucoup de choses avec eux: des repas, des descentes, les baignades dans les vasques, aussi les moments qui ont été plus compliqués.

DSC00208

Ils nous ont été d’une aide précieuse car ce sont eux qui nous ont recommandé de changer notre itinéraire en cours de route afin de gagner du temps: on a logé à la bergerie de Ballone au lieu de dormir au refuge de Tirgethu (on a d’ailleurs eu notre première, et seule, douche chaude à Ballone) et grâce à eux on a aussi décidé de ne pas s’arrêter à Ciottuli di i Mori après Ballone mais de continuer jusqu’au Col de Vergio afin de gagner du temps et raccourcir l’étape suivante.

Sinon on a croisé pas mal de gens avec lesquels ont a surtout partagé les fins de journée. Globalement la solidarité est folle sur le GR. Quelle aventure humaine!

Le refuge dans lequel tu as passé le meilleur moment ?

On a beaucoup aimé Caruzzo, on y a très bien mangé, et c’est là où nous avons rencontrés Brigitte, Marcel et Gérard. Le cadre et la vue était superbe et l’équipe du refuge était au top! J’ai un très bon souvenir aussi de Capanelle. Et puis évidemment Prati et sa vue à couper le souffle.

DSC00306

Est ce que tu as pu profiter quand même de tes journées ?

On partait tôt le matin, vers 5h, 5h30 pour éviter les grosses chaleurs. On arrivait donc généralement autour de 12h. On avait donc le temps de manger, de faire la sieste, de parler avec les autres randonneurs (je pense qu’on passait autant de temps à marcher qu’à discuter avec les autres randonneurs dans les refuges). Le seul moment où on a fait de la farniente en cours de route c’est au niveau des vasques sur la route vers le Col de Vergio. Sinon, on a parfois profité de cours ou trous d’eau du côté du refuge de Ballone ou de Manganu.

Tes chaussures avaient encore de la semelle en arrivant ?

Nos chaussures ? Franchement on ne peut que les recommander ! Ce sont des Aigles (je n’ai vu personne chaussé avec une telle marque) et mis à part l’usure générale de nos chaussures on a eu aucun problème.

Niveau matériel, comme je le disais plus haut j’ai cassé un bâton. Niveau physique, 2 ampoules à chaque pouce des doigts de pieds pour moi, et rien pour mon mari. Impeccable !

Est ce que tu as une idée du budget que tu as dépensé ?

On était pas du tout autonome, que ce soit niveau nourriture ou logement. Niveau nourriture, on a tout acheté en refuge. Nous avions réservé toutes nos tentes en refuge, parfois des chambres d’hôtes ou hôtel sur le chemin. On a du dépenser 500 en logement et 1000 euros pour les dépenses nourriture / boisson sur place. Donc grosso modo 1500 euros pour deux pour 14 jours.

Tel BRIGITTE 2019 yes2

Des infos ici pour vous aider à estimer le budget -> https://gr20-infos.com/prix/

Un mot de la fin pour motiver les lecteurs qui hésitent ?

Comme je le disais plus haut, je ne pensais pas être capable de finir le GR au départ. Et finalement, on l’a fait! Il faut se faire confiance, le mental joue beaucoup, le fait de le faire à deux aussi, mais pas que. Il est absolument nécessaire d’être un minimum sportif, ne faire que de la randonnée tous les 3 mois ne sera pas suffisant. Donc oui, il faut s’entraîner un minimum et être en bonne condition physique – on fait quand même presque 1000 m de dénivelé positif et négatif chaque jour (pour ceux qui le font en 14 jours j’entends bien ;))

DSC00281

Forum de discussion

Vous avez une question pour vous préparer au GR20 ? N’hésitez pas à la poser sur le forum des randonneurs (discussion libre sans inscription)

Téléchargez le Mini Guide du GR20

Recevez le mini guide du GR20, envoyé gratuitement sur votre boîte mail !

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*